Marcher, dessiner, raconter: (re)connaitre le vague

Carole Lévesque

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Laurentian University McEwan School of Architecture

Février 2018

Marcher, dessiner, raconter : (re)connaître le vague.

 

Le temps et la mobilité sont deux éléments qui permettent de cadrer le vague dans la ville contemporaine : lieux sans grand intérêt, appartenant à on ne sait trop qui, ne servant à rien, on sait d’eux que leur temps est compté et qu’ils finiront bien par partir. Conséquence malaimée du développement urbain, il semble pourtant que le vague ne soit pas qu’un espace abandonné ou en attente de développement, mais qu’il soit tout aussi constitutif de la ville que ne le sont les lieux construits et que c’est à travers sa représentation qu’il peut participer à l’imaginaire et au discours sur le développement de la ville. Marcher le vague, porter attention à ses subtilités, capter les détails qui constituent son récit et dédier le temps nécessaire pour transcrire ces observations requiert davantage qu’une présence désinvolte : une pratique active et engagée est nécessaire à qui cherche à connaître et agir sur la représentation de ces lieux. La marche, le dessin et le récit constituent, en ce sens, une triade perceptive qui permet aussi bien la connaissance que la reconnaissance de ces espaces délaissés.